Sciences et technologies · MPCA
Master en Physique Chimie et Applications
La prise de conscience de l’état de dégradation de l’environnement en partie par la consommation des combustibles fossiles (tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel), a impulsé une dynamique internationale de recherche et d’exploitation de sources d’énergies non polluantes telles que énergies dites renouvelables (ER) (puisque théoriquement non épuisables). C’est ainsi que pour une sensibilisation effective sur les effets néfastes de l’exploitation des sources d’énergies fossiles dans différents secteurs tels que les changements climatiques, la santé, la sécurité alimentaire, la sécurité de l’approvisionnement en eau, etc., l'Assemblée générale des Nations Unies avait proclamé l'année 2012 comme «l’Année internationale de l'énergie durable pour tous». A cette date, l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), a défini les ER comme des dérivés de processus naturels perpétuels. Ces énergies sont produites directement ou indirectement à partir du soleil, du vent, de la biomasse, de la chaleur générée à l’intérieure de la terre et de l’eau (Source : Programme des Nations Unies pour l'environnement, 2012). Le développement des énergies renouvelables est une réponse majeure aux différents problèmes que pose la croissance des inquiétudes face au risque climatique et face à la dégradation des écosystèmes terrestres et marins dues aux pollutions anthropiques. La nécessité de développer des énergies douces non polluantes corrélées à un développement durable pour le bien-être des populations, est une préoccupation à l’échelle mondiale. De plus, le développement des énergies renouvelables répond non seulement à un enjeu environnemental mais aussi à des enjeux industriels qui s'y rattachent et la création d'emplois qu'elles impliquent. Par conséquent, elles constituent un véritable facteur de développement durable. Par ailleurs, l’évolution et l’amélioration, depuis les années 1960, des instruments et des procédés de traitement des maladies ont renforcé les capacités diagnostiques et thérapeutiques du système médical mondial. Dans ce cadre, de nouvelles perspectives de diagnostic et de thérapie sont ouvertes. L’échographie et l’imagerie par résonance magnétique ou IRM, l’imagerie aux rayons X et aux radio isotopes en médecine nucléaire, la radiothérapie sont au cours des recherches fondamentales pour les besoins du diagnostic des tumeurs et du traitement de maladies non bénignes tels que le cancer. Les plateaux techniques des structures hospitalières se développent en accueillant de nouvelles machines de plus en plus complexes tels que l’appareil de radiothérapie installé à l’hôpital Dalajam et dont les installations, la maintenance et la manipulation nécessitent la formation de cadres scientifiques qualifiés de haut niveau. Le Sénégal, à l’instar des autres pays africains, est confronté aux problèmes liés à la dégradation de l’environnement ; à la crise énergétique et à un sous-équipement médical technologique (aucun hôpital du pays ne disposait de dosimètre en 2014 malgré l’utilisation permanente de rayonnement ionisants dans les services de radiographie) associé à un manque criard de cadres techniques compétents dans le domaine de la physique médicale (pour l’ensemble des hôpitaux de la place, seules deux radiothérapeutes étaient en service à l’hôpital Le Dantec en 2018). Conscient de l’importance du numérique dans la recherche fondamentale et appliquée ayant pour finalité le développement socio-économique durable, le Sénégal s’est engagé depuis 2016, à développer les sciences du numérique à travers le projet de création du futur Centre National de Calcul Scientifique (CNCS)de Diamniadio. Ce projet entrant dans le cadre de formations en Master en Doctorat, concerne plusieurs domaines: agriculture, santé, génomique, biotechnologies, TIC, mines, gaz, pétrole, énergie, sécurité, météorologie, changements climatique, érosions côtières, gestion de l’eau, irrigation, navigation, environnement, exploitation des données satellitaires, etc. Les contributions de la Chimie et de la Physique au développement des énergies renouvelables, des instruments et des procédés de traitement des maladies et des sciences du numériques sont indéniables. Une bonne gestion del’environnement passe par la maitrise de la physique de l’atmosphère, du climat, de la physique moléculaire, de la chimie moléculaire à travers l’analyse spectrale en IR, de la dynamique des océans aux interfaces eau-sol-air, par la maitrise des procédés physico-chimiques d’analyse des polluants anthropiques de l’air, des eaux et des sols, etc. De plus, la conception de dispositifs pour le suivi de la pollution de l’air (capteurs) et de dispositifs de conversion des énergies renouvelable en énergies électriques tels que les cellules photovoltaïques, les éoliennes, …, est sous-tendue par la compréhension du rayonnement solaire, de l’électronique, de la physique des semi-conducteurs, des propriétés physico-chimique des matériaux, etc. La conception de réacteurs nucléaires pour l’exploitation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques de même que la conception d’accélérateurs de particules entrant dans la conception des appareils de radiothérapie font appel, fondamentalement, à la physique nucléaire, la physique médicale et la physique des particules. Les applications importantes du laser qui relève de la physique atomique dans le domaine médicale (chirurgie ophtalmologique, chirurgie dentaire, destruction de cellules cancéreuses, etc.), industriel (usinage des matériaux, découpage de matériaux, etc.) en télécommunication (remplacement du réseau de communication à base de câbles électriques par des fibres optiques exploitant les propriétés de lasers), en télémétrie laser pour la mesure de distance entre objets astronomiques, …, ne sont plus à démontrer. En outre, de nombreuses études sont orientées aujourd’hui vers la chimie verte (chimie des produits naturels) pour les besoins de l’analyse et de l’extraction de molécules bioactives présentes dans les plantes médicinales pour le traitement notamment du paludisme et du diabète. Le développement des énergies renouvelables, la gestion durable de l’environnement et de la santé des populations et le développement des sciences du numérique dans les établissements de recherche universitaire, passent par des formations en ressources humaines de qualité d’où l’ouverture des cycles Master et Doctorat. A l’instar des universités nationales, l’Université de Thiès (UT) a adopté le système LMD depuis sa création (en 2005) pour une mise en pratique des programmes d’enseignements. Ce système propose un cycle complet de formation constitué de trois niveaux : Licence (L), Master (M) et Doctorat (D). Or, à cette date, la filière Physique-Chimie de l’UFR/SET n’était pas encore ouverte. Sane dispose d’aucune formation en Master encore moins en Doctorat. Or les niveaux M et D sont les maillons manquant de la chaine. Ce qui constitue une entorse aussi bien pour la formation des étudiants de la dite filière mais aussi pour les PER ayant en charge l’animation de tous les modules y afférents pour lesquelles raisons suivantes : 1. Nos propres produits sont déboussolés dès la sortie du L3 car ne sachant à quel saint se vouer pour la poursuite de la formation universitaire. Pour preuve, les neuf étudiants de la promotion 2018-2019 ayant validé le parcours de la licence à l’issue des deux sessions, n’ont aucune possibilité de s’inscrire en Master dans aucune université de la place ni d’ailleurs. Les inscriptions ayant été clôturées dans les autres universités, ces étudiants très méritants (quatre mentions bien et cinq mention assez-bien) se conteront de prendre leur mal en patience. Même si le Master n’est pas obligatoire, il appartient à l’UFR (ne ce reste que pour se donner bonne image) de donner l’opportunité à ses propres étudiants de la filière PC de poursuivre leurs cursus académique jusqu’ au niveau doctorat comme c’est le cas dans toutes les autres UFR et Facultés des anciennes universités de la place ; 2. Les PERs de l’UFR/SET intervenant au niveau de la filière PC ne peuvent pas participer au sein de l’UFR au rayonnement scientifique à l’échelle nationale relatif au développement des énergies renouvelables, à la gestion durable de l’environnement et de la santé des populations et au développement des sciences du numérique dans le cadre de formations en master puis en doctorat ; 3. La promotion au grade de Maître de conférences et de Professeur Titulaire des PERs de l’UFR/SET intervenant au niveau de la filière PC est hypothéquée en l’absence d’encadrement de formations en master (pour Maître de conférences) puis en doctorat (pour Professeur Titulaire) ; certains collègues se sont livrés à un jeu de sollicitation d’étudiants formés ailleurs pour contourner la difficulté. Mais pourquoi solliciter autrui quand on a la possibilité d’utiliser ses propres produits ? 4. La coopération interuniversitaire sud-nord est complètement biaisée : nos projets d’encadrement, de stage avec nos collaborateurs du nord débute par le Master. Les conventions de stage et d’encadrement en cotutelle doivent être signées entre les universités partenaire et l’université de Thiès. Aucune convention ne peut être signée entre les PERs et leurs partenaires du nord du fait de l’absence de formation en Master et en Doctorat. Une perte énorme pour le rayonnement scientifique de l’UFR/SET. Sans être exhaustif, ces quelques quatre raisons sont suffisantes pour justifier l’impérieuse nécessité d’ouvrir le Master Physique Chimie & Applications du département Physique Chimie de l’UFR/SET pour l’épanouissent scientifique des étudiants et des PERs de la filière PC.
Les étudiants titulaires d’une licence de Physique, de Chimie ou de Physique - Chimie peuvent s’inscrire en première année de Master Physique Chimie & Applications par sélection sur dossier. Peut s’inscrire au Master 1 dans la limite des places disponibles, le candidat titulaire, avec la mention : • Licences en physique et chimie; • Licences en Sciences et en Sciences et Techniques; • Ingénieur en physique et chimie; • Diplômes équivalents. Peut s’inscrire au Master 2 : • l’étudiant ayant validé le Master 1; • l’étudiant titulaire d’une maîtrise compatible avec le domaine du master ; • l’étudiant ayant obtenu un diplôme jugé équivalent par arrêté rectoral. L’admission se fait par examen de dossier et après entretien avec le candidat dans les cas suivants : • de l’étudiant titulaire d’un Master de l’UT, dans un autre domaine; • de l’étudiant titulaire d’un Master du même domaine, provenant d’un établissement d’enseignement supérieur autre que l’UT. L’inscription est accordée après avis du Conseil de Département compétent. Dossier de candidature: 1. Une demande manuscrite adressée au Chef du Département Physique Chimie 2. Une lettre de motivation 3. Une photocopie légalisée du diplôme en L3 ou de l’attestation de réussite en M1; 4. Un relevé de notes en L1, L2, L3 et éventuellement en M1; 5. Un extrait de naissance; 6. Deux (2) photos d’identité; 7. Un curriculum vitae; 8. Une photocopie légalisée de la Carte d’Identité ou du Passeport. Durée et modalité de la formation • Le Master est structuré en quatre semestres de 30 crédits chacun. Les deux premiers semestres conduisent à la validation du Master 1, et les deux derniers, à celle du Master 2; • La formation dispensée comprend des enseignements théoriques, méthodologiques, appliqués ou pratiques et des stages, notamment dans un laboratoire de recherche ou en milieu industriel. Il est important que le stage qui est une partie essentielle de la formation corresponde le plus étroitement possible à la carrière ou à la profession souhaitée par l’étudiant. • Elle comprend également une initiation à la recherche et, notamment, la rédaction et la soutenance d’un mémoire, d’un rapport de stage ou d’autres travaux d’études personnels. La formation, qui est pluridisciplinaire, comprend aussi l’enseignement des outils de communication, de gestion et d’analyse.
Processus d'inscription en cours de rédaction.
Cette formation délivre un diplôme de Master, dispensé par l'Université Iba Der Thiam de Thiès.
La formation Physique Chimie et Applications se déroule sur 1 an.
Les étudiants titulaires d’une licence de Physique, de Chimie ou de Physique - Chimie peuvent s’inscrire en première année de Master Physique Chimie & Applications par sélection sur dossier. Peut s’inscrire au Master 1 dans la limite des places disponibles, le candidat titulaire, avec la mention : • Licences en physique et chimie; • Licences en Sciences et en Sciences et Techniques; • Ingénieur en physique et chimie; • Diplômes équivalents. Peut s’inscrire au Master 2 : • l’étudiant ayant validé le Master 1; • l’étudiant titulaire d’une maîtrise compatible avec le domaine du master ; • l’étudiant ayant obtenu un diplôme jugé équivalent par arrêté rectoral. L’admission se fait par examen de dossier et après entretien avec le candidat dans les cas suivants : • de l’étudiant titulaire d’un Master de l’UT, dans un autre domaine; • de l’étudiant titulaire d’un Master du même domaine, provenant d’un établissement d’enseignement supérieur autre que l’UT. L’inscription est accordée après avis du Conseil de Département compétent. Dossier de candidature: 1. Une demande manuscrite adressée au Chef du Département Physique Chimie 2. Une lettre de motivation 3. Une photocopie légalisée du diplôme en L3 ou de l’attestation de réussite en M1; 4. Un relevé de notes en L1, L2, L3 et éventuellement en M1; 5. Un extrait de naissance; 6. Deux (2) photos d’identité; 7. Un curriculum vitae; 8. Une photocopie légalisée de la Carte d’Identité ou du Passeport. Durée et modalité de la formation • Le Master est structuré en quatre semestres de 30 crédits chacun. Les deux premiers semestres conduisent à la validation du Master 1, et les deux derniers, à celle du Master 2; • La formation dispensée comprend des enseignements théoriques, méthodologiques, appliqués ou pratiques et des stages, notamment dans un laboratoire de recherche ou en milieu industriel. Il est important que le stage qui est une partie essentielle de la formation corresponde le plus étroitement possible à la carrière ou à la profession souhaitée par l’étudiant. • Elle comprend également une initiation à la recherche et, notamment, la rédaction et la soutenance d’un mémoire, d’un rapport de stage ou d’autres travaux d’études personnels. La formation, qui est pluridisciplinaire, comprend aussi l’enseignement des outils de communication, de gestion et d’analyse.
Cette formation est dispensée sur le campus de l'Université Iba Der Thiam de Thiès, à Thiès (Sénégal).
Les diplômés de cette formation peuvent notamment exercer les métiers suivants : Le Master Physique Chimie et Applications (MPCA) prépare aux métiers de, Contrôleur, Coordinateur, Chef d’équipe, Chef de projet, Responsable Suivi et Evaluation, Conseiller Technique, etc…, dans les structures suivantes:, Centres d’exploitation des énergies renouvelables;, Industrie des polymères et pharmaceutiques;, Structures hospitalières de radiographie, radiothérapie, etc…;, Structures médicales et industrielles utilisant le laser;, Centrales nucléaires;, Centres de suivi de la pollution de l’environnement;, Structures de traitement des déchets chimiques et nucléaires;, Usines de produits chimiques;, Centres de contrôle de qualité;, Laboratoires d’analyses et de synthèse;, Instituts et centres archéologies de datation de sites géologiques ;.